L’un des choix les plus spécifiques de La Poulido de Gèmo est d’avoir développé le plus possible l’idée de spectacles enchaînés qui nous a toujours semblée plus adaptée à rendre pleinement l’esprit d’un lieu (les champs, la vigne ou le port…) d’une époque (l’Empire, 1830, 1900…), marqués et animés par des gens du peuple, de l’aristocratie, de la bourgeoisie ou par d’autres catégories socioprofessionnelles.

Il importe lors de la conception de ces spectacles enchaînés de conserver un esprit de base, ce que nous appelons l’âme du spectacle à travers les « tranches de vie » que l’on cherche à représenter en les adaptant à la scène.

L’enchaînement d’un spectacle folklorique ne doit pas être une simple suite de danses comme on enfile des perles sur un collier fussent-elles joliment et habilement juxtaposées.

Ces fils conducteurs créent une complicité avec le public qui nous permet de communiquer véritablement cette culture qui est la nôtre. C’est en cela que réside notre intérêt et notre définition du « spectacle enchaîné ».